Extraits divers et histoire d’Yvoy

Un peu d’histoire : notre village aurait été fondé par les Carnutes où les Gallo-Romains. Il est du 1er siècle, apparement. Pour marron, la présence de châtaignier peut expliquer ce nom. Il y aurait eu un important trafic commercial. Un soldat de Clovis fonda une ferme qui porte son nom : Ferme de Dard”. C’est en ce lieu que fut construit le château de Villedard. La première église fut consacrée à Saint Caprais, évêque d’Agen qui subit le martyr en 302. Elle subit comme tout les villages de Sologne les fléaux des guerres de religion. Ce n’est que vers la fin du XIXème siècle que le village sort de son isolement économique. Il s’y créé des foires dont une au marron qui donnera le nom actuel. Il s’appelait auparavant Yvoy-le-Galleux grâce à une ordonnance du Roi Louis-Philippe. Saint Caprais était invoqué pour guérir la gale. (Mémoire des villages de Sologne par Gérard Bardon)

Extrait de “Mémoires de la société des antiquaires du Centre.” Edition 1904.

On peut, hypothétiquement, refaire l’itinéraire de César : Il part d’Orléans, franchit la loire sur le pont de cette ville, gravit le plateau de la Sologne, en passant très probablement par Ardon, traverse ensuite la vallée du Cosson, arrive à Yvoy-le-Marron (nom anté-romain, ivegium), puis à Neung, au confluent du Beuvron et de la Tharonne ; de la il oblique au sud-est vers Salbris…

Extrait de ” Mémoires de la société d’agriculture, sciences, belles lettres et arts d’Orléans.” Edition 1879.

Du 22 au 26 janvier 1879, il y eut des pluies verglassantes qui causèrent beaucoup de dégâts à la végétation.

…Quelques localités de la Sologne cultivent les châtaigniers pour leurs fruits. Yvoy-le-Marron, entre autres, possèdent 600 hectares où ces arbres sont greffés et complantés en quinconce, à une distance minima de 30 mètres ; plusieurs de ces châtaigniers âgés de plus de 300 ans, atteignent des proportions gigantesques : On en cite, dit-on, qui ont jusqu’à 8 mètres de tour et qui, souche comprise, peuvent rendre jusqu’à 40 stères de bois fendu. Ce sont ces vieillards vénérables qui ont le plus souffert ; victime des deux verglas, ils ont perdu tout leur branchage ; on espère, que malgré leur grand âge ils se répareront en dix ans, mais pendant ce laps de temps, ils ne donneront point de fruit…

 

Extrait de “Mémoires de la société archéologique de l’Orléanais.” Edition 1936.

La voie d’Orléans à Limoges :… Cette voie traversait la Canne au lieu dit le Pont de l’Estrée, passait à Yvoy-le-Marron, localité celtique…Localité où l’on a frappé des monnaies mérovingiennes avec la légende Ivedio vico ou ivegio vico. On attribue généralement ces monnaies, à tort à mon avis, à Yvoy-le-pré (Cher), qui n’était pas situé sur une grande voie antique. Le nom latin médiéval d’Yvoy-le-Marron est Yvaium: …viae ducenti de Yvaio apud Murum (cartul. du lieu Notre-Dame-lés-Romorantin, p.115). Un grand chemin, mentionné dans un acte de 1219, allait d’Yvoy à Vouzon…

La voie de Meung-sur-Loire à Bourges: …Ligny-le-Ribault et atteignait à Yvoy-le-Marron la voie d’Orléans à Limoges…Yvoy était un carrefour entre les routes de Orléans-Limoges et Meung-Bourges.

 

Extrait de “Rapports et délibérations.” Loiret.

Août 1890 : La commune d’Yvoy-le-Marron a demandé qu’une foire aux marrons fût établie dans cette commune le 8 septembre de chaque année. adoptée.

1937 : Classement du Ragondin comme animal nuisible. Par rapport joint au dossier, M. le Conservateur des eaux et Forêts à Saint Cloud m’a signalé qu’il y aurait intérêt à classer la ragondin comme animal nuisible, à titre préventif. Certains de ces animaux se seraient échappés d’un élevage d’Yvoy-le-Marron (élevage pour la fourrure) ils se seraient multipliés et seraient susceptibles de causer des dommages aux étangs. Bien qu’aucun dégât n’ait été signalé jusqu’ici dans le Loiret, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien examiner s’il ne conviendrait pas, en raison de la proximité du centre de dispersion de cet animal, de l’ajouter à la liste des animaux malfaisants et nuisibles, déterminée par l’article 10 de l’arrêté réglementaire permanent sur la police de la chasse, du 1er août 1913.

Extrait de “Rapports et délibérations.” Loir-et-Cher.

Avril 1874 : Demande de secours pour l’établissement d’une école mixte.

Avril 1877 : Le conseil municipal de la commune a, dans sa délibération du 27 décembre 1874, voté le dédoublement de l’école mixte et l’établissement, dans les bâtiments à édifier, d’une école spéciale de garçons…

Août 1879 : La commune demande la création d’une foire qui se tiendrait le 31 mai. Conclusion adoptées.

La commune, en faisant construire une école, s’est aperçu de l’insuffisance du logement de l’instituteur et de la mairie. il lui a fallu exécuter des travaux supplémentaires..

Avril 1883 : secours pour réparations à l’église.

Avril 1886 : Secours pour réparations au presbytères.

Août 1891 : La commune demande la création d’une foire aux marrons, qui se tiendrait le 8 octobre de chaque année. Avis favorable.

Août 1895 : Yvoy n’a pas encore d’école de filles (780 habitants).

Messieurs, Votre commission vous propose d’approuver le changement de date proposé par le conseil municipal d’Yvoy-le-Marron, pour les deux foires annuelles qui se tiennent dans cette localité. Les deux foires des 31 mai et 8 octobre seront reportées; la première, au 1er lundi de Juin, et la seconde, au 1er lundi d’octobre de chaque année.(M. Durand). Conclusions adoptées.

Août 1901 : Le conseil émet le voeu que l’on établisse, dans le plus bref délai, à Yvoy-le-Marron, qui n’a aucun moyen de communication, un bureau téléphonique et un facteur-boitier comme cela existe à Chaon et à Souvigny, communes qui ne sont pas plus importantes qu’Yvoy-le-Marron. satisfaction est donné.

Avril 1904 : Mme Durand, d’Yvoy-le-Marron, ayant été mordue par une vache atteinte d’hydrophobie, a du se rendre à l’institut Pasteur pour y être soignée. Ils demandent une aide. La situation des époux Durand est intéressante; ils ont eu 9 enfants et en ont élevé 7; Mme Durand est sur le point d’être mère encore; mais d’après les renseignements fournis par M. le Maire, la commune ne paraît pas disposée à contribuer dans la dépense.

Octobre 1904 : Construction d’une école de filles. Le dossier sera transmis prochainement au ministère.

Avril 1906 : Demande de secours pour la construction d’une école de fille.

Août 1906 : Le 15 juin 1905, ouverture d’un bureau télégraphique.un bureau téléphonique a été lis aussi en activité.

Août 1907 : La commune a à pourvoir à des travaux scolaires par suite de la suppression de l’école congréganistes. La commune(810habitants) n’a toujours pas d’école de filles. Le conseil municipal vient d’autoriser M. le Maire à acquérir un immeuble pour installer l’école de filles.

Echange du presbytère contre l’école privée de filles. Appropriation de cette école.

1931 : projet de construction d’une classe enfantine.

1932 : Projet à l’étude pour une école de filles.

Janvier 1937 : 45 élèves par classe. les2 classes sont insuffisantes et le conseil municipal ajoute une classe enfantine à l’école de filles qu’il veut reconstruire.

 

 

Personnages : Acquisition faite par Nicolas Berthrand, écuyer, demeurant à Paris, de Barbe Madeleine Elisabeth, née comtesse de Szembeck, veuve de Weldemar, comte de Lowendal et du saint-Empire, seigneur de la Ferté-Lowendal, maréchal de France, et de Pierre Courtye, bourgeois de Paris, comme tuteur de leurs enfants mineurs, de la seigneurie de la Ferté-Lowendal, autrefois dite la Ferté-Senneterre ou la Ferté-Nabert, des terres et seigneurie de Villette, paroisse Saint Aubin, de la Clois ou la Claye, paroisse du Menestreau, de la baronnie de Montrevais, paroisse de Chaumont, de la seigneurie de Villedy, paroisse d’Yvoy,…(Paris, le 29 mars 1758).

Sur M. de Lowendahl. Sa veuve vendit, en 1758, la seigneurie de la Ferté à Nicolas Berthrand, écuyer, gentilhomme de la grande vénerie du Roi. Cette seigneurie était sise dans les paroisses de Saint-Michel et de Saint-Aubin, et ses dépendances s’étendaient sur les paroisses d’Ardon, de Chaumont, Yvoy, Jouy-le-Potier…

 

Louis Marie de Loynes d’Estrées, chevalier, né à Orléans le 6 avril 1814, élevé au collège des jésuites de Saint-Auchel, puis de Fribourg (Suisse). il se consacra à l’amélioration de sa terre de Villedart, en Sologne, et fut maire d’Yvoy-le-Marron depuis le 24 juillet 1857 jusqu’à sa mort; son administration dota cette commune de six routes qu firent la prospérité du pays. Il déceda le 3 mars 1879 à Orléans. Il avait épousé, le 27 novembre 1838, Anne Marie Louise de la Taille.

Jules Berthier, au Château du Mont-Suzey.

Baron Jean de Feraudy et Baronne Madeleine de Courcy, Château d’Yvoy-le-Marron.

Vicomtesse Romain de Beaurieux, au château du val d’Arignan.

Jean Prouvost : fit beaucoup pour la commune et y créa un festival qui eut une très grande renommée.

 

 

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